
© Photos C. Duranti |
La Maison dans son
contexte géographique
Le Climat en Provence et ses conséquences
sur l'habitat
Le contexte géologique
Le contexte géologique
La région PACA comporte, du point de vue géologique, une grande
diversité de terrains se répartissant en trois grands types
:
- terrains cristallins, localisés surtout dans les massifs des Maures
et de l'Esterel et dans les Alpes, comportant des granites, gneiss, micaschistes,
phyllades, diorites.
- terrains sédimentaires, marins ou lacustres, de natures très
variées (argiles, marnes, schistes, calcaires marneux, calcaires,
dolomies, cargneulles, conglomérats, grès, sables, molasses,
gypses, lignites, et alluvions anciennes et récentes de nature limoneuses,
argileuses ou sablo-graveleuses avec galets),
- terrains volcaniques, représentés essentiellement dans l'Esterel,
avec basaltes, rhyolites, cendres volcaniques.
Ces différents terrains, qui se présentent en masses ou en
couches exposent des variations rapides de nature (verticalement et souvent
horizontalement). Ils ont été affectés par des poussées
très importantes provenant du sud, d'où des pendages de couches
variables, un compartimentage parfois très développé,
avec écaillages et chevauchements d'ampleur très variable,
failles et zones broyées, et fracturations d'ensemble très
développées, d'où une sensibilité fréquente
aux séismes.
Du point de vue hydrogéologique, on peut se trouver en présence
de grands aquifères (réservoirs de calcaires fracturés
ou nappes d'alluvions grossières), ou de nappes d'extension très
variables, du fait des variations rapides de nature et donc de perméabilité
des terrains.
Répercussions sur les fondations des bâtiments
:
La région offre fréquemment une complexité géologique,
une topographie mouvementée, et des variations importantes de teneur
en eau des terrains liées au caractère particulier du climat
méditerranéen . La définition des fondations pose souvent
des problèmes qui ne peuvent être résolus que par une
étude de sol spécifique, prenant en compte un certain nombre
de facteurs locaux et régionaux.
Les désordres qui apparaissent au bout d'une période plus
ou moins longue après la construction peuvent être attribués
à un certain nombre de causes, dont la liste (non exhaustive), est
précisée ci-après :
- fondations à cheval sur des terrains de nature et de comportements
différents (calcaires-argiles ou marnes remblais ou éboulis
partiels, lentilles de grès ou de conglomérats au sein d'argiles),
du fait notamment de la présence d'une faille ou du pendage des couches,
- grande sensibilité à l'eau et à la dessiccation d'argiles
ou marnes argileuses, surtout dans les couches altérées supérieures,
- existence d'argiles gonflantes,
- présence de gypse (en amas ou en couches), dont la dissolution
produit des vides, parfois très importants,
- effets des variations de la hauteur de la nappe phréatique,
- effets des variations de teneur en eau, par suite d'un drainage latéral
dû à la pente ou à des terrains de perméabilités
différentes,
- tassements d'un banc calcaire très fracturé surmontant une
couche d'argile,
- tassements par élimination de particules fines au sein des couches,
- tassements par effondrements d'anciennes galeries souterraines,
- glissements de terrains, suite à une forte augmentation de teneur
en eau, soit en masse, soit banc sur banc par suite d'un pendage défavorable
des couches,
- liquéfaction de limons ou sables sous-nappe, sous l'effet d'un
séisme.
|