Concept,
scénographie, lumière,
Rui Horta
Chorégraphie, textes, Rui Horta en
collaboration avec les interprètes.
Interprètes, Nicola Carofiglio,
Bruno Heynderickx, Anton
Skrzypiciel
Musique, Tiago Cerqueira
Vidéo - Multimédia, Helder Cardoso
Equipe technique, Luis Bombico, Carlos Jorge
Carmo
Assistant artistique et chargé de la diffusion,
Bruno Heynderickx
Administration, Tiago Miranda
Rencontre avec les artistes
Samedi 30 juillet à 17h00
Jardin du Conservatoire
Production : Filipa Hora O Espaço
Do Tempo
Coproduction : Ministério da Cultura,
Instituto das Artes / Portugal, O Espaço
do Tempo, Festival Danse à Aix, Festival
Temps dImages, Faro Capital da Cultura,
Château Rouge, Annemasse, Tanzhaus NRW Dusseldorf.
Avec le soutien de la Câmara Municipal de
Montemor-o-Novo.
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Il
fut, une décennie durant, un maître
de la grande composition efficace de spectacles
de danse moderne. Aujourdhui
Rui Horta préfère piéger le
regard par une mise en doute généralisée
de lespace et de la place qui y est occupée
Des danseurs mûrs, à la gestuelle consistante,
ne boudant pas leur plasticité, dans des
situations conduites avec vivacité
Dans les actuelles pièces de Rui Horta, bien
des aspects rappellent le talent de haute écriture
maîtrisée qui en fit, une décennie
durant, à la tête dune importante
compagnie allemande, lun des grands dEurope
pour la danse moderne.
Rui Horta a été ce chorégraphe
de la belle danse réglée au cordeau
et développée avec amplitude.
Il ne sest pas renié.
Mais il a beaucoup changé.
Cet espace quil voulait cadrer par la projection
dune virtuose assurance, voici quil
se met à le sonder, le brouiller, le tracasser.
Voici trois ans, les spectateurs aixois de la semaine
de Danse au futur étaient conviés
dans un espace extraordinaire, en forme de caverne.
Là un écran brouillait les notions
de devant et derrière, de haut et bas, de
dedans et dehors. Voire davant et daprès.
Car la beauté resplendissante dun danseur
dans la force de lâge paraissait contrariée
par le passage au tamis du corps dun comédien
vieillissant. Cette pièce sappelait
Pixel.
Aujourdhui, une nouvelle création pour
le festival Danse à Aix attend de sinsérer
dans le bel espace, de plain pied, peu coutumier,
de la Cité du Livre. Elle devrait sy
révéler une nouvelle machine à
déboussoler les spectateurs. Aimant exploiter
le potentiel technologique, cette nouvelle écriture
veut fractionner et démultiplier les niveaux
perceptifs de la poésie quelle recèle.
A quelques mois de son achèvement, Rui Horta
présentait surtout une abondante série
de croquis suggérant ce que pourrait être
un espace dont les emplacements, les distances,
les volumes, seraient constamment à re-envisager.
Et de décrire : " cette
pièce, cest ce lieu, où tout
peut arriver, où tout peut être changé
sans préavis. Ce lieu fait de nous-mêmes,
présents avec nos habitudes, nos références,
nos réactions. La salle est froide, aseptisée,
telle un bloc opératoire quand une intervention
est prête à commencer. Un espace épuré,
distant, technologique, avec un temps fascinant
mais aussi menaçant : un observatoire
dexpériences et démotions,
modulé par la perception et transporté
par la voix mais surtout par les corps des protagonistes ".
Faut-il donc rappeler, en effet, quun regard
sur la danse sappauvrit terriblement, sil
ne voit que côté corps, en ignorant
lespace que ce corps produit, et qui seul
le justifie ?
The
brilliant Master of modern dance,
Rui Horta, today enjoys amazing his spectators.
Galvanised by the impact of technology, he probes,
clouds and modulates disturbing representative spaces,
where anything can happen.
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