Chorégraphie,
mise en scène,
William Petit
Interprètes, Agnieska Blacha, Anna Kolek,
Barbara Czajkowstka, Bartlomej Raznikiewicz, Grzegorz
Kaczmarczyk, Kasper, Konrad Stefanski, Piotr Chadzicki,
Natxo Montero.
Création univers sonore, Sabine De Vivies
Chant, Hassounia
Images, création vidéo, Guy
Thouvignon et Thierry Lacroix
Création lumière, Thierry Lacroix
Regard extérieur, Jeanne Poitevin
Costumes, Mixer-stylistes de
Poznan.
Répétition publique
Mercredi 27 juillet à 18h30
Parc Jourdan
Atelier du regard
Vendredi 29 juillet à 17h00
Jardin du Conservatoire
Co-producteur : Polski Teatr Tanca - Ewa
Wycichowska
Subventionnée par : le Conseil Régional
Provence Alpes Côte d'Azur, le Conseil Général
du Var, la Ville de Toulon, dans le cadre du projet
Trans Danse Europe, par lUnion Européenne,
Programme Culture 2000, dans le cadre du Contrat
de Ville à Toulon, par le Conseil Général
du Var et la Ville de Toulon. Elle reçoit
le soutien la Ville de Saint Raphael et de l'ADAMI.
Soutiens particuliers : Ambassade de France
en Pologne, La Maison de Bretagne à Poznan,
Le Zamek- Centre Culturel de Poznan, La Fondation
Kulszyk.
Création Franco-Polonaise réalisée
en partenariat avec le Polski Teatr Tanca
Création Juillet 2005 Stary Browar
Poznan Pologne, Festival Danse à Aix
Remerciements à : Christian Sahuc et "Les
Deux Assis dans le Couloir".
Spectacle produit dans le cadre du soutien à
la diffusion régionale en partenariat avec
la Région PACA et le Ministère de
la culture et de la communication.
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Le
désordre est ambiant. Linsurrection
en est une traduction physique. Et lart de
William Petit simprègne aussi de ce
type de mouvement
Il y a des corps qui dansent sur des scènes.
Est-ce à dire quil faut quils
sy enferment ? Est-ce que ces corps ne
seraient concernés que par le laps de temps
qui sécoule entre leur sortie et leur
retour aux loges du théâtre ?
William Petit ne le pense pas. Et avec lui, il serait
peut-être temps de se rendre compte, par exemple,
quun mouvement politique dans lhistoire,
cest aussi un mouvement de corps dans lespace.
Lune des manières daimer la danse
consiste peut-être à se saisir de tous
les signes corporels face au monde.
Ainsi les pièces de William Petit ne sont
jamais lisses. Ses chorégraphies, même
très physiques, ne sauraient se donner pour
objectif de composer patiemment du beau mouvement.
Ses pièces sont tumultueuses. Ses engagements
physiques abrupts. Avec les membres de Rialto
Fabrik Nomade, William Petit cherche à
situer la place de lartiste, cest-à-dire
partageant son acte créatif comme repère
et comme acte citoyen.
Ses pièces sont des expériences vécues
en prise sur le monde, par la rencontre et la confrontation.
Cest là que sen nourrit le mouvement
des corps. Elles sont construites par fragmentation.
Sil procure aux interprètes des partitions
chorégraphiques, cest pour quils
les fassent vivre et les pervertissent. Il sagit
de ménager des moments dattente, de
circulation, de déambulation. Il sagit
dune écriture chorégraphique
ouverte et en prise ; ouverte notamment au
spectateur. Mais alors ce spectateur est un acteur
de sa perception, tout sauf assoupi dans la contemplation.
Cette saisie du monde à bras le corps noublie
pourtant rien de lintime. Mais cest
alors un autre champ de bataille, tout du moins
un terrain glissant, où ça transpire
aussi. Autres tourments. Autres forces.
Avec sa nouvelle pièce, William Petit annonce
engager un nouveau cycle. Il le baptise Cycle
des batailles. Dans le chaos, il saisit maints
facteurs de jubilation. Son désordre consiste
aussi à traverser les frontières.
Le nom de sa compagnie lindique : Fabrik
Nomade. William Petit est un itinérant
de la création. Pour sa nouvelle pièce,
il travaille avec de jeunes danseurs polonais de
Poznan. Cest pour lui loccasion de signaler
que ses propres grands-parents, originaires de cette
ville, furent pris, au début des années
trente, dans un mouvement des corps appelés
exil. Où lon perçoit le corps
comme lieu de mémoire vivante.
William
Petit and his Fabrik nomade engage in a Cycle of
conflict danced by a young Polish company. Their
piece explores meetings and confrontation. Full
of turbulence, not even the intimate is spared from
the bitterness of their dance.
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