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FESTIVAL 2005
  21 juillet > 4 août

Steak House
2005 - 1 heure

Samedi 30 juillet
> 22h00 / Parc Jourdan

 

Gilles Jobin / Parano Fondation
Suisse - Genève/Lausanne

Chorégraphie, Gilles Jobin
Danseurs, Jean-Pierre Bonomo, Niki Good, Marie-Caroline Hominal, Gilles Jobin, Susana Panadès Diaz, Rudi Van Der Merwe
Musique, Cristian Vogel
Music machine Angus, conception, Cristian Vogel-
Réalisation, Simon Jobin-source vinyls, Joe Robinson-
guitare, SPOO, beats
Scénographie, Sylvie Kleiber
Assistant à la scénographie, Victor Roy
Costumes, Karine Vintache
Assistante costume, Julie Delieutraz
Lumière, Frédéric Richard
Régie son, Clive Jenkins

Répétition publique
Vendredi 29 juillet à 18h30
Parc Jourdan

Production : Parano Fondation
Administration :
Maria-Carmela Mini
Coproduction :
Théâtre de la Ville - Paris - France
Spielzeiteuropa/ Berliner Festspiele -
Berlin - Allemagne
Teatro Comunale Di Ferrara - Ferrara - Italie
Théâtre Arsenic - Lausanne - Suisse
Danse à Aix - Aix en Provence - France
Tanzquartier - Wien - Autriche

Avec le soutien du Canton de Vaud, de la Ville de Lausanne, de la ville de Genève, du département de l’instruction publique de l’Etat de Genève, Pro Helvetia Fondation Suisse pour la Culture, Loterie
Romande et Sophie et Karl Binding Stiftung.

Gilles Jobin est artiste en résidence au théâtre Arsenic à Lausanne et artiste associé à Artsadmin à Londres. Il est bénéficiaire du Contrat de Confiance du Canton de Vaud (2001- 2006).

Gilles Jobin est un grand auteur chorégraphique, traitant obstinément de la relation du mouvement avec l’espace-matière du plateau. Sa nouvelle création étreint résolument les trois dimensions. Plus une quatrième : une indicible étrangeté
Gilles Jobin est un chorégraphe de la constance, de la résolution et de la détermination. Rares sont les œuvres conduites à sa façon, comme magistrale et méthodique, où chaque pièce vient marquer un temps d’exploration supplémentaire d’un grand principe général de création. Il avoue sa fidélité à l’œuvre de son père, qui fut un plasticien important du courant très savant de l’abstraction géométrique. Et à lui aussi, on trouve en effet un genre de scientificité artistique. Son propre domaine de recherche serait la combinaison intime, expérimentale, auto-générative, du mouvement dans un espace conçu comme matière.
Ce travail de laboratoire, producteur de grandes pièces très consistantes, l’a vu éprouver les illusions de corps inversés dans A+B=X, la géométrisation systématisée du plateau dans Moebius strip, ou une sorte de dilution de celui-ci dans Under construction.
Aujourd’hui Steak house paraît donner des dimensions gigantesques et évolutives au volume de la scène. Son exposition à l’air libre du vaste parc Jourdan sera à cet égard passionnante. Dans cette pièce, six danseurs — trois femmes et trois hommes, dont Gilles Jobin lui-même — paraissent d’abord quelque peu prisonniers d’une buanderie saturée d’objets colorés, qui n’occupe qu’un espace très circonscrit dans un angle du plateau. Entre chaises, bidons, seaux, ils vaquent à de molles actions, toutes simples, et pourtant vaguement indéfinissables. Leur langueur n’est pas sans produire une émulsion délicieusement érotique, sur le tout-venant empêtré du quotidien.
Puis, si on les décrivait, on défraîchirait l’effet de surprise des mutations successives que va connaître cet espace, tandis que les objets s’affolent, qu’on les déplace, et que les corps humains s’insèrent dans une plasticité mouvante de distances, d’interstices ou de promiscuités. Assez déroutante, empreinte d’une indicible étrangeté, la théorie chorégraphique de Steak House étreint goulûment les trois dimensions de l’espace. Celui-ci se fait plus que jamais matière, dans la métaphore d’un continuum de métamorphoses et de transformations.
Sur le plan musical, l’usage du système Angus, manipulable par les danseurs eux-mêmes, inspiré par le grand DJ Christian Vogel, contribue à la sourde et dense matérialité de l’ensemble. De façon hypnotique à la longue, voici une pièce qui invite à éprouver la force de l’acte chorégraphique autant au travers du faux vide très vivant entre ses interprètes, qu’en se fixant sur le seul dessin de leurs mouvements.

 

Space: with its volumes, objects in their place, are these the reliable givens we believe them to be? Between the inside and the outside, six dancers test some surprising transformations and curious modern spells from a brilliant perspective.

FESTIVAL 2005

entre le 21
et 23 juillet :
• VIA KATLEHONG DANCE
• Robyn ORLIN
/ Vera MANTERO

• Josette BAIZ

entre le 26
et 30 juillet :
• Thierry BAE
• Nathalie PERNETTE
/ Raoul LAY

• William PETIT
• Marie-Anne MICHEL
• Rui HORTA
• Michel KELEMENIS
• Gilles JOBIN

entre le 2
et 4 août :
• Antoine LE MENESTREL
• Xavier LOT

l’ADAMI a 50 ans
• TALENTS DANSE

• Annie VIGIER
/ Franck APERTET

• Roser MONTLLO GUBERNA
/ Brigitte SETH


• BALLET DE GENEVE (Suisse) — CARLSON
/ KELEMENIS
/ CHERKAOUI

En réseau avec le festival de Marseille
• Grace Ellen Barkey

À voir hors festival
• Angelin Preljocaj

Un festival professionnalisé et proche du public
Spect’acteurs,