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FESTIVAL 2005
  21 juillet > 4 août

Carlson - Kelemenis - Cherkaoui
Jeudi 4 août
> 22h00
Théâtre de l’ Archevêché

Ballet du Grand Théâtre de Genève

Ballet du Grand Théâtre de Genève
Suisse - Genève

Slow Heavy and Blue
Transmis au Ballet en 2004 - 40 ’

Chorégraphie,
Carolyn Carlson

Musique,
René Aubry

Chorégraphie remontée,
Larrio Ekson

Assisté de Martine Clary
Lumières,
Peter Vos

Danseurs,
Yanni Yin, Bruno Roy,
Manuel Vignoulle, Cécile Robin Prévallée, Roger Van der Poel, Ilias Ziragachi, Hélène Bourbeillon, Céline Cassone, Giuseppe Bucci

Kiki la Rose
Transmis au Ballet en 1999 - 10 ’

Chorégraphie,
Michel Kelemenis

Musique ,
Hector Berlioz, Les Nuits d'Eté (Villanelle, Le Spectre de la Rose)

Costumes,
Fabienne Duc

Lumières,
Manuel Bernard

Danseur,
Bruno Roy

Loin
2005 - 45’

Chorégraphie,
Sidi Larbi Cherkaoui
Musique ,
Heinrich Ignaz Franz Biber, extraits des Sonates des Mystères du Rosaire
Scénographie et lumières, Wim Van de Cappelle,
Costumes,
Isabelle Lhoas
Assistants à la chorégraphie,
Nicolas Vladyslav et Damien Jalet

Danseurs, 
Fanny Agnese, Fernanda Barbosa, Hélène Bourbeillon, Céline Cassone,
Yukari Kami, Elisabeth Laurent, Alma Munteanu, Luciana Reolon,
Cécile Robin Prévallée, Violaine Roth, Rebecca Spinetti, Yanni Yin, Grant Aris, Gregory Batardon, Luc Benard, Giuseppe Bucci, Grégory Deltenre, André Hamelin, Olivier Nobis-Peron, Bruno Roy, Roger Van der Poel, Manuel Vignoulle, Ilias Ziragachi.

Répétition publique
Jeudi 4 août à 18h30
Théâtre de l’Archevêché

Ballet du Grand Théâtre de Genève
Directeur général,
Jean-Marie Blanchard
Directeur du Ballet,
Philippe Cohen

Partenaire du Ballet du Grand Théâtre, UBS

Adjoint du Directeur du ballet, régie de scène, Vitorio Casarin
Coordinatrice administrative, Sophie
Bonaudi
Maîtres de ballet, Martine Clary
Jean-François Kessler
Régisseur général, Philippe Duvauchelle
Pianiste, Serafima Demianova
Électricien, Marius Echenard
Machiniste, Daniel Jimeno
Habilleuse, Julie Delieutraz

Artiste de l’ébullition savante, Sidi Larbi Cherkaoui investit la confrontation entre les époques, plutôt qu’entre les cultures, pour électriser son temps. Loin est le beau fruit de sa rencontre avec un grand ballet néo-classique très réceptif au brassage des styles.
Il y a un phénomène Sidi Larbi Cherkaoui. Ce tout jeune chorégraphe belge surgit de la fameuse vague flamande. Il en a l’impétuosité, l’allant, le mordant sur son temps. Sidi Larbi Cherkaoui est un chorégraphe contemporain. Voire post-contemporain. Qu’est-ce à dire ? C’est à dire qu’on éprouve de plus en plus de difficultés à vouloir ranger l’histoire de la danse selon un étalon chronologique, où se succèderaient mécaniquement les époques et les styles. L’ordre du temps n’est peut-être plus celui qu’on croit.
Evidemment, il n’est pas un texte sur Sidi Larbi Cherkaoui, qui ne s’attarde à mentionner ses origines marocaines. Soit. Mais voyons plus loin, à l’image du titre de sa pièce. Ce ne sont pas ses origines qui importent. C’est son projet artistique, obstinément poursuivi de pièce en pièce, qui joue sur le déplacement de motifs esthétiques que nos esprits rattachent avant tout à des notions d’époques.
Plus que métisser les cultures — qui ne le fait aujourd’hui ? — Sidi Larbi Cherkaoui réarticule nos cultures du temps. Cela tout particulièrement au sein du magnifique répertoire musical, le plus souvent vocal, et volontiers spirituel, qu’il convoque dans ces pièces. C’est cette torsion de la culture dans une ré-articulation du rapport espace-temps, qu’on voudrait désigner comme post-contemporaine.
Encore en chantier, parfois chaotique, éventuellement pressuré par l’ivresse du succès, le projet artistique de Sidi Larbi Cherkaoui connaît un moment d’exception en croisant le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Lequel est à lui seul une machine à aérer les époques chorégraphiques.
Montrée au rythme d’une ample et puissante tranquillité, la pièce Loin a été préparée de bout en bout avec la totalité de ses vingt-trois interprètes. Elle témoigne d’une osmose réussie entre l’ambition singulière du chorégraphe, qui demeure un électron libre entre divers codes esthétiques, et la magnifique technicité post-classique des danseurs genevois. Il semble s’en être laissé imprégner. La pièce avance par grandes vagues à motifs quasi allégoriques, où se rejouent un esprit vrillé sur la rectitude de l’axe corporel classique. Mais elle se pose et se divertit par d’étranges compositions de calligraphies discursives, où des paroles de gestes ricochent, s’entrelacent, résonnent.
...Cette trame souple s’éclaire de loin en loin de pas de deux nerveux, dont les circonvolutions tournoyantes, les grands écarts arrondis, les cambrures enveloppées en pont dos au sol, suspendent le souffle. Au final, un solo masculin vibre de l’exact frisson de l’électricité de son temps.
Deux autres pièces au même programme ouvrent de passionnantes références stylistiques et historiques.
D’une part le solo Kiki la rose peut être dansé aussi bien par un homme ou une femme. Son auteur, Michel Kelemenis, s’y réfère au travail très particulier sur les bras, qui était celui de Nijinski, pour ciseler un bijou d’étrangeté savante.
D’autre part Slow heavy and blue. En 1980, cette pièce avait d’abord été composée pour l’opéra de Paris. Puis elle fut transmise au ballet genevois. C’est un pur modèle, élégantissime, de danse déclinant les principes de la répétitivité et de la variation. Son auteur, Carolyn Carlson, s’y appuie sur son complice en musique René Aubry. Elle nimbe d’un genre de grâce déterminée, de souplesse suspendue, cette méthodique composition moléculaire et gravitationnelle pour neuf interprètes.

Geneva’s Grand Théâtre Ballet continues in its refreshing approach with the invitation of the young Flemmish choreographer, Sidi Larbi Cherkaoui.
A tremendously successful meeting in the presentation of two historic pieces from Carolyn Carlson and Michel Kelemenis.

FESTIVAL 2005

entre le 21
et 23 juillet :
• VIA KATLEHONG DANCE
• Robyn ORLIN
/ Vera MANTERO

• Josette BAIZ

entre le 26
et 30 juillet :
• Thierry BAE
• Nathalie PERNETTE
/ Raoul LAY

• William PETIT
• Marie-Anne MICHEL
• Rui HORTA
• Michel KELEMENIS
• Gilles JOBIN

entre le 2
et 4 août :
• Antoine LE MENESTREL
• Xavier LOT

l’ADAMI a 50 ans
• TALENTS DANSE

• Annie VIGIER
/ Franck APERTET

• Roser MONTLLO GUBERNA
/ Brigitte SETH


• BALLET DE GENEVE (Suisse) — CARLSON
/ KELEMENIS
/ CHERKAOUI

En réseau avec le festival de Marseille
• Grace Ellen Barkey

À voir hors festival
• Angelin Preljocaj

Un festival professionnalisé et proche du public
Spect’acteurs,