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FESTIVAL 2005
  21 juillet > 4 août

Journal d’inquiétude
Pièce impossible pour un danseur et ses doublures

Création - 1 heure 15’

Mardi 26, jeudi 28 juillet
> 20h00

Mercredi 27 juillet
>20h00 et 22h00 / 3 BisF

Thierry Baë
Compagnie Traits de Ciel

France - Font Rouvier

Conception,Thierry Baë
Danse, Thierry Baë, artiste invité
Administration et production, Cécile Mièle
Diffusion, Sandrine Bouchetal
Musique, en cours
Film, François Lejault
Lumières, Pierre Zach

Rencontre avec les artistes

Jeudi 28 juillet à 17h00
Jardin du Conservatoire

La compagnie est subventionnée par la DRAC Provence Alpes Côte d’Azur, au titre de l’aide à la création.
Elle est conventionnée par le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur. Elle reçoit également des subventions de la Ville de Manosque et du Département des Alpes de Haute Provence.
Ce projet est coproduit par le Centre Chorégraphique National de Tours (Accueil studio) et l’Arcadi (Action régionale pour la création artistique et la diffusion en Ile-de-France).
La compagnie est d’autre part associée à la Communauté de Communes de Moyenne Durance- Association Odyssée, pour la réalisation du projet " Montagnes en scènes " / Programme Européen de collaboration culturelle transfrontalière.
Spectacle produit dans le cadre du soutien à la diffusion régionale en partenariat avec la Région PACA et le Ministère de la culture et de la communication.

Vieillir comme danseur, faiblir comme compagnie… Et truquer pour s’en sortir ? Magistralement, Thierry Baë invente une insolente machine à placer le petit monde de la danse devant la vérité de ses mensonges. Une nécessaire auto-fiction. Pas triste.
Patrice Poyet, directeur du festival Danse à Aix, reçoit Thierry Baë dans son bureau. Non, il n’est pas intéressé pour programmer Tout ceci (n)’est (pas) vrai, la dernière pièce du chorégraphe. Mais oui, il bondit sur une autre proposition, soudainement formulée comme par surprise : un nouveau concept de pièce, où Baë élaborera un solo à vue, que d’autres artistes de ses amis viendront aussitôt interpréter. Pas n’importe quels artistes : des stars de la danse contemporaine, des Nadj, des Monnier, des Tompkins. Avec tous il a travaillé. De la part de tous, il jouit d’une profonde estime. Sacrée pièce en perspective. Du grand art.
Allez trancher la part du vrai, la part du faux. Suspens… Thierry Baë est bel et bien cet artiste reconnu, mais à la maturité peut-être déclinante, à la percée jamais vraiment fracassante. Vivant un peu loin dans les Alpes de Haute-Provence. La voix éraillée. L’actuelle économie matérielle, et politico-médiatique du spectacle le dicte ainsi : typiquement, Thierry Baë, incontournable du paysage chorégraphique français, est assis sur un siège éjectable, au bord d’une pente glissante.
Il le sait, le montre, le joue et le subvertit dans sa nouvelle pièce dont la scène relatée ci-dessus n’est qu’un moment de fiction à l’écran. En effet, annoncée comme solo chorégraphique, cette pièce se compose en duo avec le film de François Lejault qui la redouble et démultiplie la fiction de sa fiction. Et n’est-ce pas un trio qui guette, dont le partenaire pourrait être quelqu’une des stars évoquées ? Enorme gag ? Ou savante digression sur l’acte de danse comme premier niveau d’auto-fiction ? Thierry Baë distille le trouble avec sincérité, d’où ne réchappent ni sa puissance physique de danseur attaqué par l’âge, ni son moral d’artiste face à la violence du contexte présent, ni l’obscénité tragi-comique des usages en vigueur dans le petit monde de la danse.
Sa pièce débute en solo. Mais là, un vide s’insinue entre son talent de danseur, et les limites de l’âge. S’y engouffre un courant d’air dévastateur, cruellement ironique, salutairement insolent, d’un geste non complaisant. C’est le journal d’une inquiétude. L’inquiétude de créer ; c’est-à-dire de frayer sur la ligne escarpée où se dissocient les intentions de l’être quotidien, et la fiction de l’être créateur. Celui-ci ne perd rien pour attendre le retour en boomerang du réel. Deux êtres en un. Aucun n’est plus vrai que faux. Pour le meilleur et pour le pire. Pour le malheur et pour le rire. L’émouvante force d’en rire.
Délectable mentir-vrai de l’art. Détestable vivre-faux du monde de l’art.

 

The immense sincerity of Thierry Baë
gives a unique flavour of cruelty and insolence to his solo. He plays with falsehood to tell the truth, with resoundingly comical results. Dance
and images lead the great names of choreography before the insignificance
of their realities.

FESTIVAL 2005

entre le 21
et 23 juillet :
• VIA KATLEHONG DANCE
• Robyn ORLIN
/ Vera MANTERO

• Josette BAIZ

entre le 26
et 30 juillet :
• Thierry BAE
• Nathalie PERNETTE
/ Raoul LAY

• William PETIT
• Marie-Anne MICHEL
• Rui HORTA
• Michel KELEMENIS
• Gilles JOBIN

entre le 2
et 4 août :
• Antoine LE MENESTREL
• Xavier LOT

l’ADAMI a 50 ans
• TALENTS DANSE

• Annie VIGIER
/ Franck APERTET

• Roser MONTLLO GUBERNA
/ Brigitte SETH


• BALLET DE GENEVE (Suisse) — CARLSON
/ KELEMENIS
/ CHERKAOUI

En réseau avec le festival de Marseille
• Grace Ellen Barkey

À voir hors festival
• Angelin Preljocaj

Un festival professionnalisé et proche du public
Spect’acteurs,